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Renseignements et réservations :
Centre Universitaire Méditerranéen
65, promenade des Anglais
Tel : 04 97 13 46 10/11
e-mail :cum@ville-nice.fr


Normal = 14 euros par soirée
Demi-tarif = 7 euros par soirée (scolaire, étudiants, personnel municipal de la ville de Nice sur présentation de la carte CASCL)
Gratuité aux adhérents du CUM
Les billets pour les trois concerts du Juillet Musical sont à retirer au CUM (35, promenade des Anglais) :
- Du lundi au samedi de 14h30 à 18h
- Les 4, 7 et 9 juillet de 14h30 à 19h

Le thème de l'édition 2009 était celui des Musiques Arabo-Andalouses « De Tlemcen à Cordoue...... ».
"Juillet Musical" est un festival qui met en avant différentes cultures musicales "Voix d'ici, Voix d'ailleurs", cette année il proposait des concerts les samedi 4, mardi 7 et jeudi 9 juillet 2009 au Centre Universitaire Méditerranéen.
Aussi appelée al-'ala au Maroc, gharnati en Algérie, malouf en Tunisie et en Libye, est un genre musical profane, classique ou savant, qui s'est installé au Maghreb après la Reconquista et la chute de Grenade en 1492, qui marqua la fin du Royaume d'Al Andalus et de la domination musulmane sur une partie importante de la péninsule ibérique, domination qui s'étendit sur une période de près de huit siècles.
Ce royaume qui connut puissance et gloire sous la direction de sultans et califes d'origines berbères, -- venus du Maroc -- ou arabes, avant de se déliter sous les coups de boutoirs des royaumes chrétiens, vit se développer une civilisation complexe et raffinée, où l'architecture – dont le Palais de l'Alhambra de Grenade est l'un des fleurons - et la musique tinrent une place importante, aux côtés de penseurs, homme de science, médecins, souvent issus des communautés juives ou chrétiennes, par ailleurs étroitement assujetties au statut discriminant et infériorisant de « dhimmi ».
C'est le génial Ziriab, musicien et poète venu de Bagdad à Cordoue, au IXè siècle, pour fuir les persécutions des abbassides fraîchement arrivés au pouvoir, qui fut l'un des principaux créateur de cette musique arabo - andalouse raffinée et savante qui se développa ainsi au sein de la cour élégante du calife ommeyade Abd Al Rahman. Ziriab, qui composa des milliers de chants, inventa aussi le cycle des Noubas, équivalent en musique arabo – andalouse , du système des modes indiens ( Ragas) ou arabes ( Maqams).
Ces Noubas, suites complexes à l'ordonnancement rigoureux – certaines Noubas pouvaient durer toute une nuit - étaient composés de formes poétiques telles que le muwashshah, et Ziriab essaya même d'y incorporer des influences venus du chant grégorien.
Cette musique fut aussi très largement pratiquée par les musiciens juifs, qui en empruntèrent les formes et les styles pour y incorporer leurs propres textes et poésies, religieux ou profanes, chantés en hébreu, en ladino ou en judéo – espagnol.
A la chute de Grenade, la majeure partie des communautés musulmanes puis juives furent contraintes à l'exil, vers le Maghreb et l'Empire Ottoman.
Dans chaque ville importante d'Afrique du Nord s'installèrent ainsi des musiciens venus des principaux centres musicaux du royaume perdu. Ils en firent des lieux de conservation de chacune de ces styles musicaux spécifiques :
à Tlemcen, Oran, (Algérie) et à Rabat et Oujda ( Maroc), les héritiers de l'école de Grenade; à Alger, Bejaïa ( Algérie) et Fès ( Maroc, les tenants de l'école de Cordoue; à Constantine ( Algérie), Kairouan ( Tunisie) et Tripoli ( Libye), les continuateurs du style de Séville.
Au long des siècles et jusqu'à nos jours, ces centres ont gardé vivante cette tradition musicale et ont gardé aussi vivante cette relation féconde qui a uni et continue d'unir musiciens d'origine arabe et juive, malgré les vicissitudes de l'histoire, les conflits et les déchirements.
Perpétuant ainsi jusqu'à aujourd'hui, et précisément à travers la présence même des artistes invités dans ce Juillet Musical, tous rattachés à l'une ou l'autre des écoles mentionnées plus haut, l'une des parts les plus glorieuses de l'héritage du Royaume d'Al Andalus.

