Avril au Jardin

  • Gratuit

Chaque année, « Avril au Jardin » vous fait découvrir les jardins de la ville et le patrimoine naturel niçois à travers des animations variées.

du au

Informations pratiques

Promenade du Paillon

à côté du miroir d’eau
avenue Felix-Faure
06000 Nice

Accessibilité

  • Non renseigné

Tarifs

Accès libre.

Présentation

Réalité inversée est le thème retenu pour l’aménagement éphémère annuel Avril au Jardin 2026.

L’objectif du projet est d’offrir aux visiteurs une expérience immersive et singulière, fondée sur la perturbation de nos repères visuels, sensoriels, tactiles, spatiaux et temporels.

L’aménagement prend la forme d’un cheminement sur les prairies de l’espace Médecin, sur la Promenade du Paillon, au sein duquel trois ambiances successives, réparties dans trois espaces viennent questionner notre rapport à la réalité et à la nature.

La volonté du projet est de faire prendre conscience de l’importance de la nature en ville. La végétation ne sert pas seulement à sublimer un espace : elle apporte des repères, crée une atmosphère réconfortante, refroidit nos villes en période estivale et offre un gîte à la faune vivant en milieu urbain.

La salle des miroirs déformants

Le parcours débute dans un espace délimité par des assises en bois et dédié au jeu des reflets et de la perception altérée.
Les miroirs déformants modifient le corps, l’espace et le paysage, créant une réalité mouvante où l’image reflétée est constamment biaisée et instable. Cette salle interroge la fiabilité de la vision et démontre comment nos repères visuels peuvent être manipulés, renforçant ainsi la valeur de repères plus stables, notamment naturels.

Les miroirs vont ainsi jouer avec les végétaux, grossissant les petites feuilles du Muehlenbeckia et des Filaires, ou au contraire réduisant visuellement les imposantes feuilles des Alocasia, dont la taille spectaculaire leur vaut le surnom de « plante oreilles d’éléphant ».

Ainsi, le visiteur pourra se sentir tantôt comme une petite fourmi, tantôt comme un géant dans cette salle des miroirs.

Le jardin suspendu

Dans ce deuxième univers, les repères spatiaux et gravitaires sont volontairement perturbés : l’horizon se retourne, le sol devient ciel et la terre devient air.

Le visiteur évolue dans un décor qui contredit les lois habituelles de la physique et suscite un sentiment d’étrangeté. En brouillant la verticalité et l’orientation, cet espace met en lumière à quel point la végétation, par son ancrage, ses lignes et sa croissance, structure nos repères fondamentaux.

Le visiteur sera amené à déambuler au-dessus d’un jardin d’agrément, comme les pieds dans le ciel.

Les plantes épiphytes, comme les orchidées Vanda et les Tillandsia, apporteront encore une touche d’étrangeté avec leurs racines qui n’ont pas besoin de terre pour pousser.

Elles ont uniquement besoin d’un support aérien ou terrestre, sans être implantées dans le sol. Ces plantes se nourrissent en captant l’humidité de l’air et poussent sur les troncs, les branches d’autres végétaux ou sur des roches.

L’espace de l’anamorphose

Le parcours se conclut par une immersion dans un espace végétalisé aux teintes violet pourpre, perturbant notre repère habituel à la couleur verte. Cet espace constitue une allégorie de la forêt.

Plus de 600 Tradescantia (misères) ont été installées pour construire ce labyrinthe végétal. Elles sont accompagnées de Dodonea et de Cotinus pourpre, qui ajoutent de la hauteur à ce parterre végétalisé.

Une anamorphose y est intégrée : une image volontairement déformée qui ne se révèle correctement que sous un angle précis.

Cet élément graphique, à la fois mystérieux et poétique, surprend le visiteur et l’amène à changer de point de vue pour comprendre ce qu’il observe. La présence de l’anamorphose illustre la nécessité de reconsidérer notre regard sur la nature, de la contempler sous de nouveaux angles et de reconnaître la complexité de ses formes, parfois invisibles à première vue.