Concert de l’Ensemble Baroque de Nice

Les concerts de l’Ensemble Baroque de Nice reviennent dans le cadre enchanteur du Grand Salon du Palais Lascaris.

Les billets émis en ligne ou en physique sont soumis au droit d’entrée du musée. 

Informations pratiques

Palais Lascaris

Grand Salon
15 rue Droite
06300 Nice

Accessibilité

  • Non renseigné

Conditions d’accès

Sur réservation uniquement :

Dans la limite des places disponibles.

Présentation

Récital de Michel Quagliozzi

L’art de la suite à la française s’est développé dans le troisième quart du XVIIe siècle sous le patronage artistique de Louis XIV. Nicolas Lebègue, organiste du roi et de la paroisse Saint Merry à Paris, en fut l’un des principaux artisans pour le clavier. Succédant aux pièces librement organisées des luthistes et des clavecinistes de la première génération tels Champion de Chambonnières et Louis Couperin, il contribua à fixer le canon de la suite dès son premier livre de pièces de Clavecin. Son style est encore harmoniquement instable et emprunt de tours mélodiques hérités du passé. Robert de Visée, maître de guitare du roi, fit tout d’abord paraître ses pièces en deux livres publiés en 1682 et en 1686. Il les arrangea un peu plus tard pour un dessus et basse continue afin d’alimenter les petits concerts de la chambre que Louis XIV convoquait souvent. C’est sous cette forme qu’il les redonna au public en 1716.

On ne présente plus Marin Maris, le célèbre violiste de la chambre du roi, qui publia cinq livres de pièces pour viole de gambe, effort de toute une carrière et projet d’une vie entière. Son premier volume, édité en 1689, fixa d’emblée le nouveau paradigme du répertoire dédié à cet instrument. Marais indique dans la préface du second livre que ses pièces peuvent être exécutées sur toutes sortes d’instruments. Jacques Martin Hotteterre, héritier d’une célèbre famille d’instrumentistes à vent officiant au sein de la Grande Écurie, obtint en 1714 la charge prestigieuse et recherchée de « Flute de la chambre du Roi ». Pédagogue renommé, il fit paraître en 1708 la toute première méthode dédiée à la flûte et publia en 1719 un traité consacré à l’art d’improviser des préludes.

Le programme que vous allez entendre a ceci de particulier qu’il ne contient presque aucune pièce originale pour flûte à bec. Hormis les deux préludes de Hotteterre qui serviront d’intermède entre les suites de plus grande envergure, aucune de ces musiques n’a été composée pour un instrument strictement monodique. C’est l’envie de renouveler le répertoire qui m’a conduit à adapter ces pièces, parfois non sans mal, en employant une technique inédite de transcription qui cherche à préserver autant que faire se peut la saveur typique de ces musiques à l’harmonie savante. Puisse ce voyage au coeur du grand siècle vous transporter le temps d’un concert dans la chambre où Louis XIV convoquait chaque semaine ses musiciens favoris pour en écouter les nouvelles œuvres.