À travers la danse, il s’agit de déplacer le regard porté sur les corps dits atypiques : corps handicapés, corps non normatifs, corps en transition, corps fragiles ou puissants autrement. Là où le regard social fige, classe ou corrige, la scène devient un espace de réappropriation. Les interprètes explorent les tensions entre visibilité et invisibilisation, entre assignation et affirmation. Les gestes s’écrivent dans cette zone sensible où le corps devient à la fois territoire politique et matière poétique. Le mouvement ne cherche pas à masquer les différences mais à les révéler comme des formes singulières de présence. La performance questionne ainsi le regard du spectateur : que voyons-nous vraiment lorsque nous regardons un corps ? Une différence, une anomalie, une identité ? Ou simplement une existence qui cherche sa place dans le monde ? Dans cet espace partagé, les corps ne demandent plus la permission d’exister. Ils déplacent les évidences. Ils ouvrent un autre imaginaire du vivant.
- Interprètes : Marina Matic, Morgane Mortelmans, Aurélia Zabal, Hugues Klingelschmitt
- Musiques : Aurélia Zabal