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Odon - Métamorphose baroque

Odon - Métamorphose baroque

Cette exposition vous propose plus de 60 tressages et dessins récents de l’artiste qui prennent place dans l’architecture du Palais daté des XVIIe et XVIIIe siècles.

Du 15/04/2023 au 25/09/2023

Présentation

odon, né en 1940 au Mans et décédé en 2017 à Paris, est un artiste plasticien dont on retrouve les collections dans de nombreux musées en Europe et aux Etats-Unis ainsi que dans des collections privées. Son atelier, qui reste encore actif grâce au travail de son épouse Colette Houdoin, est situé à Nogent-sur-Marne et prend place dans une partie de leur maison d’artistes au sein d’une ancienne imprimerie réhabilitée. odon mène ses études aux Beaux-arts d’Angers, de Tours puis de Paris dont il sort diplômé en 1961. Il réalise de nombreux voyages, souvent pour des expositions et des rencontres artistiques qui le marqueront telles que celles d’Alechinsky, Soulages, Manessier, Arman et tant d’autres avec qui il va réaliser des œuvres à quatre mains, les « métissages ». En Allemagne et en Autriche, il découvre les églises baroques dont le mouvement va fortement l’inspirer.

En 1985, il est frappé par un arrêt cardiaque. Après de longs mois de rééducation, il parvient à reprendre ses activités artistiques. Son art s’en trouve profondément renouvelé, délaissant le tragique de ses premières œuvres peintes  ; ses premiers tressages, datés d’avant l’accident, évoluent. Il va changer de nom d’artiste et troquer son patronyme Guy Houdoin pour odon. Forte symbolique, ce pseudonyme renvoi tant au nom d’une rivière normande (l’eau, élément indispensable à la vie) qu’à une référence au second abbé de Cluny, Saint Odon (de 927 à 942). De plus, l’anagramme nodo signifie nœuds en italien. Ainsi renommé, l’artiste donne les clés de lecture de son art tressé empreint de vie et de spiritualité. odon a parcouru de nombreuses épreuves douloureuses, la maladie et la mort, mais il a choisi la vertu de l’Espérance qui structurera son travail patient du quotidien, comme un rituel. Ses œuvres constituent des odes à la vie. odon se définit lui-même comme «  un artiste de la couleur  ». Il utilise les couleurs primaires, le bleu, le rouge et le jaune. Peu à peu sa palette s’enrichie, l’or, le noir et le brun du kraft utilisé font leur apparition. Il emploie plus rarement certaines couleurs, dont le jaune clair et le rose que l’on retrouve dans l’œuvre intitulée Nice 1, réalisée en 2014 après un voyage dans la capitale azuréenne. Dans ses tableaux des années 1970, qui précèdent les tressages, on retrouve dans certains titres un premier lien au baroque (Fin d’année baroque, 1971, Une page baroque, 1972, Pantin baroque, 1974, Miserere baroque, 1975). Ciseaux et doigts apparaissent, des rubans sortent des œuvres planes et créent du relief.

odon se plaisait à dire que son travail était baroque, peut-être par le sens de la dramaturgie qui surgit alors de ses premiers travaux. Puis arrivent les premiers tressages, à partir des années 1980. Ces derniers ainsi que ses dessins se révèlent plus baroques que ces œuvres anciennes, en usant des courbes et contre courbes, des spirales, des tourbillons, de torsions et distorsions, de plis et de mouvements exacerbés. Réalisées à partir de papier kraft peint recto-verso, découpé et tressé, ses œuvres sont toujours abouties mais jamais finies. Elles sont infinies.

Infos pratiques