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Sur les traces des cinémas à Nice. Enquête patrimoniale

Sur les traces des cinémas à Nice. Enquête patrimoniale

Dans le cadre de « Nice 2019. L’Odyssée du Cinéma » et en prélude des Journées Européennes du Patrimoine (21-22 septembre), la Ville de Nice vous invite à découvrir l’exposition « Sur les traces des cinémas à Nice. Enquête patrimoniale » au Centre du Patrimoine.

Du 21/09/2019 au 28/02/2020

Le service patrimoine historique de la Ville de Nice présente l'exposition « Sur les traces des cinémas à Nice. Enquête patrimoniale » du 21 Septembre 2019 au 28 Février 2020 au Centre du Patrimoine- Le Sénat.

L'exposition

Nice peut se prévaloir de plus de 80 lieux qui ont abrité des projections cinématographiques, de l’arrière-salle d’une brasserie aux salles de plus de 1000 fauteuils, du cinéma n’ayant vécu qu’une saison d’hiver à ceux ouverts depuis plusieurs décennies. Son caractère de ville de loisirs et de cité laborieuse a permis la construction de grands établissements de luxe pour villégiateurs et la création de petites salles de quartier.

Cette exposition retrace l’apparition et le développement des salles de cinéma de Nice, leur parti-pris stylistique et leur empreinte dans l’urbanisme de la ville. Elle constitue aussi un aide-mémoire de l’âge d’or du cinéma comme espace essentiel de loisirs et de sociabilité.
Exposition présentée par le Pôle recherche et inventaire - service patrimoine historique de la Ville de Nice.

Le vernissage se tiendra ce mercredi 18 septembre à 17 heures.

Extraits

1895 - 1918 | C’était la première séance

Le 28 février 1896, le journal L’Eclaireur annonçait dans la rubrique des faits divers : « Grâce à la nouvelle découverte de MM. Lumière frères, la ville de Nice va être gratifiée d’un spectacle extraordinaire : la photographie vivante obtenue à l’aide du cinématographe ». C’est donc deux mois exactement après la première projection dans le salon indien du Grand Café à Paris, que Nice découvrait le cinéma, dans la salle de l’Eldorado, rue Garnier.

Une attraction à la mode

Le cinéma étant devenu une attraction à la mode, son exploitation se révèle financièrement intéressante et les salles vont rapidement se multiplier, ouvertes pour certaines uniquement pendant la saison d’hiver, changeant fréquemment de nom afin d’attirer le chaland par des espoirs de nouveauté et d’exotisme.

1895 - 1918 | Architecture des salles

A l’intérieur, les salles de cinéma de la Belle Époque se différencient peu du théâtre, notamment celles destinées à une population aisée. Les architectes essaient d’adjoindre à la salle, de vastes foyers, des vestiaires ou des fumoirs. Souvent un café, ouvrant à la fois sur les foyers et sur l’extérieur, fait partie de l’ensemble.

1919 - 1949 | L’explosion du cinéma

L’entre-deux-guerre verra la grande explosion du cinéma avec la création de multiples salles, souvent modestes dans les quartiers périphériques, et l’édification en centre-ville de véritables temples de cinéma.

L’avènement du parlant

L’avènement du parlant (daté, en France, du Chanteur de Jazz en octobre 1929) est une révolution : « L’on pouvait faire du cinéma muet dans un décor improvisé : un hangar hâtivement transformé, un vieux music-hall, un théâtre déclassé, une arrière-salle de bistrot, la salle des fêtes d’un village ou une tente de forain. Le parlant impose des contraintes nouvelles : l’acoustique intervient […] Les exploitants n’ont pas d’alternative. Leurs salles doivent parler ou fermer ».

Du divertissement au 7e Art

Dans les années 1920, le cinéma quitte en effet le domaine du divertissement pour devenir le 7e Art. Les premiers cinémas développant cette esthétique sont les cinémas présentant des actualités en continu (circuits Actual et Cineac, présents à Nice). Les murs et plafonds sont nus. Par contre l’accent est mis sur l’ambiance lumineuse de la salle et de la façade. Cette dernière doit devenir une boîte de lumière avec un éclairage important du hall.

L’après-guerre

Le développement des salles se poursuit après la Seconde Guerre mondiale. On dénombre ainsi 45 salles de cinémas et 20 000 fauteuils en 1965. L’avenue Jean-Médecin seule en compte huit. En 1960, Nice a ainsi comptabilisé 6 200 000 spectateurs.

Aujourd’hui, si on est loin des 20 000 fauteuils et des 6 millions de spectateurs, davantage de films sont projetés en une année que dans les années 1960 où les grands films populaires pouvaient rester à l’affiche plusieurs semaines dans une salle unique. Après l’ouverture du complexe Gare du sud fin 2018, est d’ailleurs prévue l’inauguration d’un nouveau complexe quartier Saint-Jean d’Angély en 2020.

L’Idéal, Le Central, Le Rialto, L’Esplanade, L’Escurial, Le Forum, Le Royal… Découvrez en image l’intégralité de l’inventaire des cinémas à Nice !

Informations Pratiques : 

Du lundi au jeudi 9h-13h et 14h-17h
Le vendredi 9h-13h et 14h-15h45
Informations au 04 92 00 41 90

 

Infos pratiques

TAGS :exposition, patrimoine